Au nom Daniel Massé, la recherche « google » répondait par un certain nombre d’articles que les journaux déposent sur leurs sites en archives ; la page de résultats en recensait une dizaine que publiaient à ce propos la Dépêche du midi ou bien le Nouvel observateur, cependant il était apparu l’existence d’un site dont l’adresse s’intitulait www.presume-coupable.com.

Ainsi, bien mieux qu’un quelconque résumé de quelques lignes par lequel un journaliste travestissait de son point de vue la réalité judiciaire, s’y dévoilait dans toute sa brutalité ce qu’il en était de la terrible victoire du procureur Marc Gaubert.

Le site était façonné avec un soin particulier et je découvrais alors qu’au moins l’un de ses enfants avait pris sur lui de présenter ce qui pouvait brutalement se pressentir, une erreur judiciaire de grande ampleur.

 


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Le soir venu, il advenait parfois le souvenir de Jean-Marc Deperrois, ce qui était sa volonté farouche, sa cause et son combat momentanément perdus…

Comment avais-je pu échouer, sinon méconnaître qu’une vérité parfois cruelle, emprise par l’habitude, les coutumes, ou bien les idées reçues, à l’opposé d’une illusion, ne saurait se délier ?

Je me souvenais de ces voyages en train jusqu’au Val-de-Reuil, cette cité du futur perdue au milieu des champs comme les imaginait George Orwell ou comme il doit s’en trouver de plus grises en Corée du Nord, et la prison faite de béton vieilli et de peinture bleue, de l’autre côté de la voie de chemin de fer, bordée d’étangs acidifiés par les effluves des polluants.


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La Cour de cassation a repris peu à peu les prérogatives des Parlements d’ancien régime, elle ne s’adresse au Roi qu’à volées de remontrances et lui tient tête avec morgue et animadversion. Il n’est plus une loi désormais qui ne puisse s’élaborer sans recevoir l’avis éclairé de son Président et son assentiment secret, pas une réforme sur laquelle elle n’appose son veto.

Le cœur de tout Empire se trouve ici, car pour la République française il n’est qu’une seule Cour de cassation.


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Les désordres de notre société sont devenus si brûlants depuis trente ans, que la loi a institué suivant la volonté de M. Badinter une forme d’indemnisation garantie au moyen d’une caisse alimentée par un prélèvement sur les primes d’assurances.

Ainsi, dès la condamnation de son agresseur à lui verser une somme en réparation, la victime d’un dommage corporel ou bien ses proches constitués en partie civile reçoivent du Fonds de Garantie des Victimes du Terrorisme et autres Infractions l’intégralité des dommages et intérêts en complément des provisions qu’il peut lui avoir accordées.

Charge reviendra à la personne civilement condamnée de rembourser le FGTI.


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Il se conçoit deux manières de rendre la justice ; la première, celle du Roi Salomon, donne à  la sentence  la vertu d’élucider la vérité afin qu’elle déploie en elle-même la réparation, la seconde cherche à ériger tant et plus de reflets que la réalité puisse s’y évanouir.

Cependant, pour celui qui contemple le théâtre du verdict, les deux manières prennent semblable apparence et si peu permet d’entrevoir ce qui projette l’une dans sa lumière,  et referme l’autre dans son obscurité.

Pour estimer la partialité du juge, de même la valeur de ses arguments au regard de sa propre cause, on fait appel à un précepte anglais qui énonce qu’il ne suffit pas que la justice soit rendue,  qu’elle doit posséder l’apparence de l’avoir été. C’est dire que la vérité ne peut se contempler qu’au travers d’un double reflet, comme ces miroirs qu’on ne cesse d’orienter les uns par rapport aux autres pour saisir l’infime rai de lumière qui s’échappe au travers.

Ainsi, l’intime conviction du magistrat est cette opération qu’il effectue en lui-même pour arpenter chacune des facettes qu’on lui présente et saisir soudain dans la résonance des choses, ce qui fait l’âpre logique de la vérité et l’apaisement qu’elle procure d’être dite et entendue.


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Il sera bien temps de se plonger plus tard dans l’horreur du désastre judiciaire que constitue l’affaire Daniel MASSÉ, son instruction acharnée et obtuse, ses procès partiaux, la défense au mieux incompétente ou négligente, au pire éloignée des intérêts de son client.

Il suffit simplement de lire ce que Daniel MASSÉ énonce de sa seconde garde-à-vue :

« Ce n’était pas une garde-à-vue où l’on interrogeait, mais une garde-à-vue où l’on m’accusait. À mon épouse et à ma fille, ils prétendaient que j’avais reconnu les faits, tandis qu’ils me pressaient au même moment d’avouer car, à les entendre, ma fille et mon épouse m’incriminaient. Étant parfaitement étranger à ce que l’on me reprochait, cette manœuvre ne pouvait pourtant aboutir.

Ils avaient placé en évidence devant moi un dossier d’empreintes en affirmant qu’il contenait aussi les miennes. Et durant tout ce temps, j’étais menotté à un anneau scellé dans le mur.« 


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