Le 29 août 2019, la Chambre de l’instruction a pris une décision lourde de conséquences, celle de révoquer le contrôle judiciaire que subit Luc Tangorre depuis 2017 pour une affaire dont il y a tout lieu de croire que l’accusatrice s’est trompée de personne.

Depuis 40 ans maintenant, l’acharnement avec lequel l’Institution judiciaire se persuade qu’elle pourra faire oublier l’erreur judiciaire de départ – dénoncée par un Comité de soutien que la presse avec une belle unité tente de faire passer pour inconséquent, englobant le Président Mitterrand qui le gracie partiellement, le plus inconséquent d’entre tous sans doute – ( puis le très probable montage décidé dans de hautes sphères pour l’affaire des deux Américaines afin de couper court à une demande de révision de la première affaire ) en ajoutant des affaires pour le moins incongrues – qui apparaissent être probablement aussi des erreurs judiciaires flagrantes – forcerait l’admiration.

Une telle persévérance dans l’injustice et le déni des réalités fait passer notre système judiciaire pour ce qu’il n’est pas : hargneux et obtus.

Quelles sont les véritables raisons de cet emprisonnement ?

L‘affaire du Grau du Roi pour laquelle Luc Tangorre passe en jugement le 12 septembre 2019 n’est pas vraiment crédible au vu du quiproquo qui est à son origine

(Rappelons en deux mots que c’est la fille de Luc Tangorre qui invente un pédophile imaginaire – invention reprise par une autre gamine – alors qu’elle se trouve dans un labyrinthe gonflable sur la plage, et soudain, dans l’affolement que crée cette plaisanterie de très mauvais goût, trois vacanciers, un frère, une sœur et sa fille, désignent sur ce fondement M. Tangorre en le traitant de pédophile et en inventant – croyant que les accusations de la fille de Luc Tangorre sont sérieuses – des attouchements furtifs dont on déduit aisément qu’ils n’ont pas de sens et qu’ils ne peuvent pas s’insérer dans la chronologie des événements…)

et l’on s’est probablement imaginé que le faire comparaître détenu pourrait faire passer la pilule, supposant vraisemblablement que l’on parviendrait à le faire condamner en profitant de cet état de fait, en arguant qu’il passe son temps à récidiver.

Cependant, c’est bien l’institution judiciaire qui récidive et qui, s’appuyant sur une opinion publique très mal informée, jette une vindicte perpétuelle et suscite des affabulateurs dans tous les recoins de France qui doivent se dire : peu importe si je profère des accusations droit sorties de mon imagination, de toute façon il est déjà condamné.

Il suffit qu’ils se soient connectés à internet pour découvrir que la presse toute entière le désigne comme coupable avec une assurance digne des meilleurs pays totalitaires.

La presse commerciale et institutionnelle est toujours là pour vous empêcher, et de réfléchir, et de faire preuve de retenue.

Nous reviendrons sur l’affaire du Grau du Roi, qui apparaît comme une sorte de réédition de l’affaire d’Outreau… Certes avec moins d’accusés mais un lot sympathique d’affabulations présumées.

Qu’en est-il de l’affaire de Lyon pour laquelle il se trouve mis en cause ?

Une jeune fille de 14 ans vient se plaindre en 2017 qu’elle a été abordée dans un parc de la ville où elle réside par un cycliste d’une cinquantaine d’années roulant en VTT quasi professionnel, portant cuissarde et tenue de cycliste, et que ce dernier l’a plus ou moins draguée dans une ambiance malsaine. Il lui a proposé de la revoir le lendemain, mais n’est pas venu, puis un autre jour a-t-il recommencé. Puis elle l’a croisé une troisième fois alors qu’elle attendait un bus, mais il s’est gardé de l’aborder.

Il existe dans cette affaire deux autres témoins, ses copines, qui ont vu cet homme lorsqu’elle les a appelées à la rescousse.

Luc Tangorre est mis en cause simplement parce qu’il a été interpellé pour un vol de 6 yaourts…

– quel rapport avec la corruption de mineurs ou une agression sexuelle vous direz-vous ? Aucun. –

Luc Tangorre n’a même pas été poursuivi car ce vol a été commis en état de nécessité, l’affaire du Grau du Roi l’ayant plongé dans des difficultés financières majeures, ayant perdu son emploi.

Finalement les gendarmes présentent sa photo à cette jeune fille à tout hasard – qui a du hésiter avant de le reconnaître formellement – puisqu’elle est convoquée 3 fois et que, par deux fois, la prise des procès verbaux est remise à plus tard.

Que vaut cette reconnaissance ?

Rien puisqu’il lui suffit d’aller sur internet – suite aux deux premiers rendez-vous avec la gendarmerie prétendument reportés – pour retrouver en tapant son nom sur un moteur de recherche, le portrait de M. Tangorre affublé par la presse du vocable sympathique de « violeur récidiviste » .

Donc peu importe, allons-y pour Luc Tangorre, ce qui évite toute enquête sérieuse. On ne cherche plus de cycliste qui circulerait dans la ville où M. Tangorre ne se rend jamais sauf par deux fois pour des rendez-vous médicaux.

Le problème c’est que rien ne correspond : M. Tangorre ne fait pas de vélo, celui qu’il possède est un vieux vélo de course aux pneus dégonflés, qui n’est pas sorti du garage depuis 6 ans, ne possède aucune cuissarde de cycliste, ni VTT, ni équipement cycliste que les trois témoins décrivent.

En outre, M. Tangorre exerçant une nouvelle activité qu’il a réussi a monter dans les pires difficultés de fournitures de repas préparés pour les personnes âgées travaille plus de 12 heures par jour.

À l’heure où le cycliste aborde la jeune fille, il est en train de finir sa sieste après la livraison et se met en ordre pour cuisiner les repas du lendemain.

Son téléphone devrait borner sur le relais de l’église de la ville où se passe l’agression. Non il borne sur un relais qui le situe à 17 km de là.

Et les deux autres témoins ne le reconnaissent pas.

Résultat : six mois de prison préventive à Corbas où la nuit en hiver, la température est de 12° dans les cellules d’isolement (M. Tangorre avait demandé son isolement vu la vindicte permanente de la presse à son égard).

Aucune confrontation en violation de l’article 6-3 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme : la France aurait-elle été expulsée du Conseil de l’Europe ?

Alors bien sûr, les gendarmes sont allés interroger tous ses clients, histoire d’être sûr que son activité serait complètement coulée. Paraît-il s’agissait-il de recueillir des informations.

On se demande bien lesquelles, non il n’avait pas inventé son activité de livraison de repas à domicile. Oui il se trouvait bien à son domicile à 17km des lieux de l’agression.

La première chose à faire pour le juge d’instruction, en l’absence de tout élément matériel, de tout élément accusateur mis à part la reconnaissance d’une seule adolescente sur les trois qui ont croisé la route du corrupteur de mineur présumé, serait de confronter M. Tangorre avec son accusatrice – qu’il ne connaît pas, il ne sait même pas à quoi elle ressemble – et les deux témoins, pour faire la lumière.

Alors il paraît que la Russie a réintégré le Conseil de l’Europe et la Convention de sauvegarde des droits de l’homme qui lui est attachée, ce dont M. le Président Macron se félicite.

Visiblement, pour la juridiction de Lyon, la France en est sortie sans crier gare et respecter l’article 6 qui garantit le droit à tout accusé de pouvoir interroger ou faire interroger les témoins à charge et les témoins à décharge dans les mêmes conditions que les témoins à charge semble pour elle totalement hors sujet.

Le respect de la CEDH, en France c’est perte et profit.

Donc cette confrontation que M. Tangorre réclame depuis le premier jour, le juge la refuse tout net.

C’est reconnaître que cette accusatrice de 14 ans n’est pas crédible dans sa reconnaissance et que l’accusation ne tient pas.

Le plus beau reste à venir.

Il se trouve que la mère et sa fille déménagent peu après les faits pour habiter tout près de la personne qu’elles accusent.

Préviendraient-elles le juge d’instruction pour qu’il mette en place les mesures adéquates afin qu’ils ne puissent pas se croiser ? Mais pas du tout. Elles ne disent rien : elles en ont peur assurent-elles mais elles résident maintenant dans son voisinage le plus immédiat.

Et c’est ainsi, qu’alors qu’elle effectuait un stage dans une boulangerie de la ville, M. Tangorre aurait caressé sa main, et une autre fois l’aurait nargué en moto (sic).

Finalement, M. Tangorre est le dernier des imbéciles aux yeux de l’Institution judiciaire.

Il n’aborderait qu’une fille par un geste équivoque : celle justement qu’il ne doit pas croiser. Il rentre dans la boulangerie, il la reconnaîtrait donc et il ne tourne pas les talons en disant : on n’a pas le droit de se croiser ? S’il a accepté qu’elle le serve – au cas improbable où cette scène ne serait pas sortie de l’imagination de cette adolescente – c’est bien qu’il ne la connaît pas et qu’il est parfaitement innocent de ce dont on l’accuse.

On ne comprend pas plus, étant donné qu’elle a témoigné qu’elle avait peur de Luc Tangorre comment il peut se faire qu’elle ait accepté de le servir et n’ait pas appelé ses patrons. On est dans le non sens le plus complet ou alors c’est que cette fille a perdu tout sens commun.

On doit en conclure que cette adolescente se trompe en disant qu’elle le reconnaît comme le cycliste qui l’a abordée en 2017. Et que ce dossier aurait dû faire l’objet d’un non lieu il y a bien longtemps.

Car c’est pour cette raison, l’institution judiciaire estimant sur la base du seul témoignage de cette gamine – qui n’est pas corroboré par le personnel de la boulangerie auquel elle n’a strictement rien dit, ni ne s’est plainte – que les faits sont établis et que l’on place M. Tangorre en détention.

Cette situation fait légitimement peur, car elle révèle que toute mesure a disparu.

Le déchaînement qu’elle sous-tend présage de temps très incertains pour le respect des libertés publiques, du droit et de la constitution.

À bons entendeurs, salut.

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