Ce 29 août les infos du matin sur RTL fleurent bon la désinformation, et les délits d’atteinte à la présomption d’innocence et de diffamation publique.

RTL, c’est radio pilori et chasse aux sorcières, comme au Moyen-Âge.

Voici comment RTL prétend « informer » ses auditeurs, ça commence très fort…

Sans doute ces gens là (on n’ose pas nommer de tels désinformateurs « journalistes », leur titre est vraisemblablement usurpé : lyncheurs serait sans doute un terme plus approprié) ont-ils reçu des ordres des parquets de Nîmes et de Lyon, en tous cas, ils sont particulièrement zélés dans l’attaque ad-nominem… Quand la personne est en prison et ne peut pas se défendre, c’est particulièrement courageux de leur part.

Retour en prison pour un agresseur pédophile multirécidiviste…

Luc Tangorre n’a jamais été condamné pour pédophilie et n’a jamais été attiré par les enfants. Cette assertion est diffamatoire et porte atteinte à la présomption d’innocence.

Il est certes accusé par deux adolescentes, l’un de 13 ans et l’autre de 15 ans, la troisième de 10 ans de prétendus attouchements en 2014. Et par une adolescente de 15 ans en 2017 de tentative de corruption de mineure.

Hélas, pour les trois dernières, c’est à écouter les inepties fangeuses de ces informateurs de pacotille, que l’on trouve le matin sur RTL par exemple, qu’elles ont cru bon d’affabuler en se disant : puisque tout le monde l’accuse, on peut y aller, la voie est libre.

Hélas, ces informateurs de troisième zone recopient bêtement les dépêches AFP rédigées sans doute par quelque stagiaire qui passe par là, et ne recoupent jamais leur sources. C’est quand même bien dommage.

Luc Tangorre s’était illustré au début des années 80 en criant à l’erreur judiciaire mais son parcours est émaillé d’accusations et de condamnations pour ses atteintes sur mineures.

Répétons qu’il n’a jamais été condamné pour atteintes sur mineures. Cette assertion est parfaitement diffamatoire. Il a été condamné deux fois pour viols et agressions sexuelles sur personnes majeures dont la première a donné lieu à un livre intitulé « coupable à tout prix » et une grâce présidentielle qui venait signifier que le dossier était pour le moins branlant, et l’autre à un livre intitulé : « les ombres d’un dossier« . Le journaliste Roger Colombani qui est l’auteur du second, indique en fin d’ouvrage qu’il lui est impossible de conclure formellement à la culpabilité de Luc Tangorre.

A 60 ans, il retourne derrière les barreaux pour avoir revu l’une de ses anciennes victimes.

Atteinte à la présomption d’innocence : M. Tangorre est certes mis en examen, mais n’a jamais été jugé pour cette affaire. Décidément, avec RTL, le Ministère de la justice va pouvoir faire des économies drastiques, RTL fait le boulot à la place et délivre ses sentences, comme la Reine d’Alice au pays des merveilles, sans audience, sans avocats, sans respect du contradictoire : la sentence d’abord, les preuves ensuite…

Soyons précis cependant, il retourne en prison parce que la victime présumée est venue habiter à moins de 50 mètres de chez lui depuis l’année dernière et n’a prévenu ni le juge d’instruction, ni la juridiction de Lyon de cet état de fait.

Que M. Tangorre n’a jamais été en mesure de l’interroger ou de la faire interroger par ses avocats en violation de l’article 6 de la Convention Européenne des droits de l’homme alors qu’il le demande puisque rien ne correspond à M. Tangorre dans le signalement qu’elle a donné de son agresseur lors de son dépôt de plainte…

Dès lors, il affirme ne pas la connaître et ne pas être en mesure de la reconnaître.

Effectivement un éternel retour en prison pour cet homme dont le nom défraie la chronique judiciaire depuis 35 ans, toujours au chapitre des viols et des agressions sexuelles.

Précisons la pensée des Parquets de Nîmes et de Lyon : cela fait 25 ans que nous lui collons sur le dos des erreurs judiciaires en espérant qu’en les multipliant, personne ne s’apercevra que l’on s’est trompé.

Pour RTL, il n’y a pas l’ombre ni du doute, ni de la prudence dans le propos. Tout est déjà plié, il est déjà condamné. Merci pour le pilori.

C’est d’ailleurs pour avoir repris contact avec une jeune fille de 14 ans qu’il avait tenté d’agresser l’an dernier que son contrôle judiciaire a été révoqué.

Il avait retrouvé son ancienne victime dans une boulangerie et tenté de lui caresser la main.

Cela, c’est ce que la victime présumée allègue. Malheureusement, tout cela relève du non-sens. En effet, rien ne se passe alors qu’il croise des dizaines de jeunes femmes dans le mois, y compris en allant faire ses courses, personne ne se plaint, sauf cette dame d’un certain âge qui a fait de la provocation à son endroit en chuchotant assez fort pour que tout le monde entende : « c’est le pédophile ! c’est le pédophile ! » Il lui a répondu assez vertement, ce qui peut se comprendre. Elle a pris cela pour une agression.

Encore une qui écoute trop RTL.

Donc il entre dans la boulangerie et, s’il est coupable, il doit reconnaître la victime présumée à coup sûr, en conséquence, comme il connaît les dispositions de son contrôle judiciaire, il va ressortir en courant. Et surtout pas lui « caresser la main ». ..

Ce que dit la victime présumée est alors inepte. En ajoutant qu’il n’y a aucun témoin puisqu’elle n’a même pas prévenu ses patrons de ce geste déplacé.

Que la juridiction ait cru bon croire à ce genre de salades en dit assez sur la hargne qui semble motiver les décisions de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon. RTL est donc chargé d’en rajouter une couche. Ce n’est plus de l’information c’est de la servilité.

Luc Tangorre, 60 ans, célèbre lors de son premier procès en 1983. Il avait crié à son innocence pour quatre viols, hurlé à l’erreur judiciaire, mobilisé un comité de soutien et bénéficié finalement d’une grâce partielle du Président Mitterrand.

Pour bénéficier d’une grâce, il faut bien que quelque chose ne colle pas. M. Chirac pareillement avait gracié partiellement Omar Raddad, que sa patronne, victime d’une agression sauvage mais transformée en zombie par l’institution judiciaire, se levait une fois morte et désignait de son doigt fantôme : Omar m’a tuée. Je suis morte mais je suis capable d’écrire…

Il criait son innocence pour les 17 viols et agressions commis par le même agresseur. Il a bénéficié de non-lieu pour 6 d’entre eux, a été acquitté pour l’un et de 9 condamnations pour d’autres, autrement dit à certains moments il était innocent et à certains moment il était coupable sachant que l’agresseur est toujours le même. Comprenne qui pourra.

Quelques mois plus tard, il violait pourtant deux jeunes touristes américaines près de Nîmes et écopait de 18 ans de prison.

À sa sortie les agressions ne cesseront jamais. Luc Tangorre doit ainsi être jugé la semaine prochaine pour une autre affaire : l’agression sexuelle de trois petites filles en 2014 au Grau du Roi.

De fausses informations comme s’il en pleuvait, de 2000 à 2014, il n’y a aucune agression répertoriée nulle part. Mais pour RTL, ces 14 années valent moins qu’une seconde sans doute.

Et quant à ce que profèrent les trois victimes présumées du Grau du Roi, on n’ose imaginer que c’est en écoutant RTL qu’elles se sont dit qu’il était sans conséquence de porter des accusations sorties du chapeau, puisqu’il était condamné avant même d’être jugé.

Pour quelle raison a-t-on révoqué le contrôle judiciaire et l’a-t-on envoyé en prison ? Non pas parce qu’il aurait caressé la main de la présumée victime, mais parce que le dossier du Grau du Roi ne tenant pas vraiment la route, on espère qu’en le faisant comparaître détenu on pourra faire passer une condamnation plus facilement… C’est probablement cela la véritable cause.

Avec l’aide de RTL, et des organes d’information qui se mettent tous à l’unisson, c’est vraiment plus facile.

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